FIVNAT, la mémoire de l'AMP en France

La loi de bioéthique de 2004 a confié à l’Agence de la biomédecine la mission de suivre et d’évaluer qualitativement et quantitativement les activités cliniques et biologiques d’assistance médicale à la procréation (AMP).

Depuis novembre 2006, l’Agence a donc repris l’activité de recueil des données individuelles relatives aux tentatives de fécondation in vitro (FIV) en France, auparavant assurée par l’association FIVNAT.

Dans le cadre du partenariat étroit qu’elle a établi avec l’association FIVNAT, l’Agence de la biomédecine assurera la continuité de la réalisation des rapports annuels en contribuant au recueil des années 2003, 2004 et 2005 : les années 2003 et 2004 seront traitées par FIVNAT, 2005 par l’Agence de la biomédecine. Le dernier bilan de l’AMP en France (2002) réalisé par la FIVNAT est accessible en ligne en cliquant sur ce lien.

L’Agence met également en place un nouveau registre national défini comme “le recueil continu et exhaustif de données nominatives” concernant le couple, le déroulement de la tentative de FIV, le suivi de la grossesse et l’accouchement jusqu’à la naissance du ou des enfants. Les rapports annuels d’activité des centres d’AMP n’autorisent, en effet qu’une analyse statistique succincte. Le recueil de données individuelles peut, lui, permettre une analyse plus approfondie, notamment en ce qui concerne les taux de succès des fécondations in vitro (FIV) en fonction de différents facteurs dont l’âge. 
Pour créer ce registre nominatif des tentatives de FIV, l’Agence de la biomédecine a souhaité bénéficier de l’expérience acquise depuis 1986 par l’association FIVNAT, pionnière dans ce domaine. Aujourd’hui, les deux entités collaborent étroitement à la mise en place de ce registre. Dans le futur, l’Agence et l’association continueront à coopérer dans le cadre de l’analyse des données et d’éventuelles enquêtes spécifiques.

A propos de la FIVNAT
Jusqu’à la création de l’Agence de la biomédecine et ce, malgré les demandes réitérées de nombreux praticiens, il n’existait pas de statistiques officielles de l’AMP en France. À défaut, un grand nombre de centres (les trois quarts d’entre eux environ) se sont rassemblés pour créer l’association FIVNAT. Depuis 1986, l’association s’est donné pour mission de rassembler et d’analyser, en partenariat avec l’INSERM, les données qu’elle recevait.
Bien qu’il soit difficile de comparer des centres qui n’utilisent pas les mêmes méthodes statistiques, FIVNAT a été la meilleure source d’information sur le sujet jusqu’à la création de l’Agence de la biomédecine. Entité indépendante, cette dernière, a pris le relais du recueil des données en novembre 2006.