Les traitements possibles

Avant d’envisager tout traitement ou mesure, le médecin vous proposera d’opter pour des rapports sexuels programmés durant la période d’ovulation de votre partenaire, voire de pallier votre baisse de fertilité en rendant votre partenaire encore plus fertile.
 En cas d’insuccès, et en fonction de la situation personnelle de chaque couple, le spécialiste vous orientera peut-être vers une insémination artificielle, une FIV ou fécondation in vitro, une ICSI ou une intervention chirurgicale, notamment en cas de varicocèle ou un traitement spécifique si vous souffrez d’azoospermie.

L'insémination artificielle

L’insémination artificielle consiste à déposer du sperme dans le col (insémination intracervicale ou IIC) ou de préférence au fond de l’utérus (insémination intra-utérine ou IIU) afin d’amener les spermatozoïdes sur le lieu de la fécondation. 
En cas d’insémination intra-utérine, il est indispensable de préparer le sperme pour :

  • séparer les spermatozoïdes du plasma séminal qui contient des prostaglandines. Ces substances risqueraient, en effet, de provoquer des contractions utérines et donc des douleurs spasmodiques chez la femme,
  • sélectionner les spermatozoïdes mobiles (test de migration survie),
  • les rendre aptes à la fécondation.

La fécondation in vitro

La fécondation in vitro est proposée lorsque le test de migration ne permet pas de récupérer un nombre suffisant de spermatozoïdes pour réaliser une insémination intra-utérine; ou en cas d’échec des IIU. Pour avoir des chances de réussir, le nombre de spermatozoïdes présents (minimum 500 000 par ml) et de gamètes normaux doit être suffisant. Les spermatozoïdes et les ovules ponctionnés sont placés dans le milieu de culture où aura lieu la fécondation.

ICSI

Le traitement de l’infertilité d’origine masculine a connu une véritable révolution dans les années 90 avec la technique de la micro-injection (ICSI). Cette technique consiste à prélever un gamète mâle et à l’insérer directement à l’intérieur du cytoplasme de l’ovule. Ce geste pallie le manque de mobilité du spermatozoïde, son inaptitude à dissoudre la membrane de l’ovule pour y pénétrer. Le spermatozoïde a alors plus de chances de réussir à fusionner avec le noyau de l’ovule. 
L’ICSI a permis d’abaisser le seuil de prise en charge de l’infertilité masculine puisque quelques spermatozoïdes suffisent pour une tentative.

Varicocèle

On appelle varicocèle une dilatation de la veine spermatique, ce qui altère la qualité du sperme.

La ligature ou l’embolisation de cette veine augmente la qualité du sperme éjaculé par l’homme dans près de 40 % des cas.

Les azoospermies

Les azoospermies (absence totale de spermatozoïdes dans le sperme) sont de deux natures : les azoospermies « excrétoires » ou « obstructives » (les gamètes rencontrent un blocage sur leur trajet) et des azoospermies « sécrétoires » ou « non obstructives » (les testicules ne fabriquent aucun spermatozoïde). 

Dans le cas d’une azoospermie excrétoire, on peut avoir recours à la chirurgie pour récupérer un transport normal des spermatozoïdes. Néanmoins, dans la plupart des cas, le traitement consiste à ponctionner les épididymes ou les testicules de manière à recueillir les spermatozoïdes qui s’y trouvent.

En présence d’une azoospermie sécrétoire, une fois sur deux environ, il est possible de trouver quelques spermatozoïdes dans les testicules. Le médecin conseillera donc ce prélèvement avant de conseiller de recourir au don de sperme ou à l’adoption.